Live report – 6 août 2008 à Kyoto
Nous voici le 6 août 2008, le jour du concert à Kyoto, soit seulement 4 petits jours après celui d’Osaka.
Il y’a bien eu celui de Fukuoka entre temps mais finalement j’ai renoncé à y aller manque de temps et aussi parce que j’avais d’autres choses prévues.
Le concert se déroule au Kyoto World, une salle de concert que je connais aussi car c’était déjà dans cette salle qu’il avait fait son concert lors de la tournée 2007.
Je sens ce concert particulièrement bien pour diverses raisons. D’abord j’aime bien cette salle, même si elle reste tout aussi petite que les autres le plafond est haut donc on a moins chaud, j’aime beaucoup le quartier aussi : jeune, vivant, mais situé à seulement 10min à pied de Gion, le quartier traditionnel où si vous avez un peu de chance vous croiserez peut être quelques Maïko (apprenties Geisha).
Et aussi parce que le concert de Kyoto de l’an dernier avait été génial, miyavi avait été particulièrement en forme ce soir là et j’en garde un très bon souvenir. Donc j’espère revivre le même genre de concert.
Après une journée tranquille à Kyoto, environs une heure avant l’ouverture des portes je me décide à prendre la route pour la salle de concert, histoire d’acheter quelques goodies de la tournée. Je n’en avais acheté aucun en Europe car c’était le double (voire triple pour certains articles) du prix au Japon.
Seulement voilà, miyavi ne fait pas défaut à sa réputation d’homme de la pluie et j’arrive à peine devant la salle de concert qu’une pluie démentielle s’abat sur Kyoto.
On se serre donc sous le hall d’entrée, complètement trempés. Je zigzague entre les parapluies et vais voir les goodies.
Et là j’ai une bonne et une mauvaise surprise. La bonne surprise c’est que les goodies ont changé, il a refait une série spéciale pour la tournée japonaise et il y’a quelques articles en plus et quelques articles différents.
La mauvaise surprise c’est que j’avais craqué pour la serviette et qu’il me tardait de l’acheter au Japon moins cher… Or elle fait partie des articles qui ont changé !
La nouvelle serviette est noire, décorée de fleurs de cerisier rose, mais à la place de miyavi et sa guitare en ombres chinoises en rose, sont écrites toutes les dates de la tournée mondiale de miyavi.
Passé la déception, je suis plutôt contente, ça me fera un rappel de tout ceux que je suis allée voir, lol.

Assez rapidement, les membres du staff viennent appeler les gens par numéros, et j’entre dans la salle.
Comme d’habitude, je viens me poster sur la droite devant Saro, mon endroit préféré pour suivre un concert.
Je ne sais pas si vous vous souvenez, il y’a quelques mois, Saro avait écrit un post où il parlait qu’à un de ses spectacles il avait reçu un bouquet de fleurs venant des « Ko-saro rengou » (en référence au fanclub de miyavi « ko-miyavi rengou ».
Il se trouve que ces filles, comme moi suivent la tournée, et comme moi se mettent toujours devant Saro. Elles me reconnaissent donc du concert d’Osaka et me font la conversation. Il y’en a même une que j’ai déjà rencontré en 2006 (elle est d’ailleurs dans la galerie de cosplay, dans les Kimi ni negai wo).
Elles savent que j’apprécie aussi Saro et que je viens généralement seule aux concerts donc elles me proposent de le passer ensembles, entre ko-saro. XD
Deux Américaines entrent dans la salle, elles aussi on les croise environs à chaque concert. Elles me voient et comme on a eu l’occasion de se parler déjà les années précédentes, elles viennent se joindre à nous.
Je ne vous raconte pas ça pour vous raconter ma vie en particulier, mais juste pour vous montrer qu’au Japon les ko-miyavi sont comme une grande famille et qu’on se retrouve toutes d’une année à l’autre ce qui rend vraiment les concerts conviviaux. C’est vraiment quelque chose d’appréciable et rend l’atmosphère encore plus particulière.
Le concert commence, les gens se mettent à crier. Ce qui me fait sourire c’est que parfois les garçons ont l’air encore bien plus hystériques que les filles…
La scène est encore plus étroite qu’à Osaka et avec tout le matériel, c’est à peine si on a la place de se déplacer. Du coup miyavi abandonne son entrée sur ombre chinoise et arrive à petit pas caché derrière son ombrelle. Arrivé au niveau de la batterie de Ryo, plus de place, il fait donc passer son ombrelle à Kusaka qui le suit de près et se cache le visage derrière son éventail.
Le coup de tonnerre frappe, et pour remplacer les ombres chinoises, des effets d’éclairs électrisent la salle comme ce fût le cas pour son entrée à Amsterdam et Cologne, éclairant par à coup l’ombre de miyavi caché derrière son éventail.
Puis il se montre d’un côté à l’autre de la salle et le concert commence réellement.
J’étais partie avec une excellente intuition pour ce concert, et je ne m’étais pas trompée. Si je compare à Osaka, je n’irais pas jusqu’à dire que le concert d’Osaka était nul mais vraiment il ne tenait pas la distance. Celui de Kyoto a vraiment été du feu de Dieu et même s’il s’est passé plein de choses aux concerts suivant (et que vous saurez la prochaine fois :-p) qui font que je ne peux pas dire que c’était le meilleur mais on en est vraiment tous ressortis euphoriques et j’ai envie de dire que miyavi aussi. En tous cas il n’a pas passé la moitié du temps à nous demander si on s’amusait vraiment comme à Osaka. Tout le monde s’est éclaté et je pense que ça s’est vu.
miyavi aussi se sentait bien et n’avait pas envie de quitter la scène… la preuve ? Le concert a duré plus de 3 heures et quart……
Je ne plaisante pas, il a nous a causé au moins 45min lors d’un de ses passages au micro (j’ai fini par regarder ma montre car j’avais peur de ne plus avoir de train pour rentrer chez moi lol), je ne l’avais jamais vu autant parler de ma vie. ô_ô
Je ne pense pas être capable de vous reraconter tout ce qu’il a pu déblatérer pendant tout ce temps, mais je vais faire de mon mieux !
Au début le concert se passe normalement, rien que vous ne savez déjà ou que je ne vous ai pas déjà raconté lors des live précédents.
La première partie passe, puis l’entracte avec Teddy et ses remix dont le remix de ippiki ookami ron a mit particulièrement le feu. Il baissait le son à certains endroits en faisant signe que c’était à nous et toute la salle chantait (criait ?) en cœur.
Puis miyavi revient pour la deuxième partie, et après 21st century Tokyo Blues, tous les Kavki Boiz quittent la scène.
Les lumières s’adoucissent, deviennent bleues. miyavi se cale bien devant son micro à pied et là mon cœur en mal de ballade fait un bond : AURAIT-IL CHANGE SA SETLIST ????
Il ne tarde pas à me donner la réponse avec un « Je suis désolée, je ne suis plus habitué à jouer cette chanson, j’espère que je vais m’en sortir… Ecoutez attentivement s’il vous plaît ».
Il joue les premières notes, et la passoire que je suis n’attend pas trente secondes pour faire couler les larmes.
Je n’ai entendu cette chanson qu’une seule fois dans ma vie, c’était il y’a déjà deux ans et pourtant dès les premières notes je la reconnais : I love you sae kikoenai. T__T
Je me revois en 2006, première fois que je le vois en concert pour les 5days, et je me souviens de mon coup de foudre auditif pour cette chanson que j’attend désespérément de réentendre depuis tout ce temps. Depuis deux ans, j’attends désespérément de la voir sur un de ces CDs mais toujours rien… Qu’il la ressorte cette année en concert, juste au moment où il est sur le point de se renouveler musicalement me donne espoir pour la suite, peut être l’auront nous enfin en CD… J’avais déjà dû patienter un an et demi pour Mata yume de aimashou, donc je ne désespère pas.
Incroyable, mais je me souviens même du début des paroles.
Ses doigts courent sur la guitare, il ferme les yeux, et susurre les « I love you… I love you… I love you… » de fin de refrain.
Mon cœur de midinette est en train de se désintégrer dans ma poitrine, je fond misérablement comme neige au soleil.
Autant la voix éraillée de miyavi lui a valu nombreuses reproches au début de sa carrière solo, autant elle est (à mon goût) un véritable atout pour ce genre de chanson.
Toute la salle a les yeux rivés sur lui, certains en larmes comme moi, les autres pas moins hypnotisés pour autant.
Les dernières notes de la chanson s’achèvent dans un silence pénétré et les lumières se rallument petit à petit.
J’ai eu ma ballade, j’ai eu ma séquence émotion, adieu frustration bonjour bonheur.
Les Kavki Boiz refont leur entrée et ils entament Hi no hikari sae todokanai kono basho de.
Alors je ne sais pas si ils étaient particulièrement en forme, ou si c’était le fait de couper avec une chanson douce et de remettre le feu par la suite mais… Elle a été pour moi la meilleure performance de toute la tournée.
Je ne saurais vraiment pas expliquer pourquoi, mais cette chanson à Kyoto a juste été un moment de pure folie, tout le monde sautait, dansait, chantait à plein poumons. Oui je sais, c’est ce qui se passe à tout concert de rock. Mais là, y’a eu vraiment un truc en plus.
Un miyavi rayonnant, un Tyko qui entraînait super bien la foule, un Saro qui sautait tellement haut qu’on aurait dit qu’il allait se taper la tête au plafond… Bien sûr Teddy restait derrière ses platines et Ryo et Hige étaient fidèles à eux même (comprenez discrets), mais vraiment miyavi, Tyko et Saro sur le devant de la scène ont vraiment mis le feu.
Bref, ça m’a conforté dans l’idée que ça fait pas de mal de faire une coupure toute douce, ça permet de repartir de plus belle.
Saro sautait de plus en plus haut (il a vraiment une détente impressionnante), et les Ko-Saro m’ont prise la main et on sautait à six ou sept les mains jointes en même temps que lui sur les cris de Tyko et miyavi… Evidemment, il arrivait toujours à sauter plus haut que nous et on ne tenait pas la distance mais on aura essayé ! C’était vraiment un moment de joie de vivre, et une très bonne performance. Depuis j’ai le cœur qui saute dans mon corps comme Saro sur sa scène quand je l’écoute. lol
Puis il enchaîne avec Aho Matsuri. miyavi crie à plein poumon qu’il est l’heure de faire les idiots (je rappelle que la traduction du titre aho matsuri est « la fête des idiots »). Les Ko-Saro me demandent si je veux bien faire l’andouille avec elles, et je réponds oui sans trop savoir en quoi ça consiste. On se décale alors légèrement sur la droite, on ne voit plus ni Teddy ni Saro cachés derrière les enceintes, mais peu importe. Elles préviennent les gens, certains se joignent à nous, d’autres s’éloignent un peu pour ne pas être pris dedans.
Et là, là chanson démarre et… ça pour faire l’andouille ! Oui ce fût un grand moment de n’importe quoi dans le public ! J’aimerais avoir une vidéo pour vous montrer le cirque qu’on a mené sur tout le côté droit de la fosse, mais malheureusement, je n’en ai pas… On s’est mises à sauter dans tous les sens, en tournant sur soi-même en même temps, tout en faisant les gestes avec les bras au dessus la tête (vous avez sûrement déjà vu en quoi consiste la danse de Aho matsuri sur les vidéos). Puis on s’est mises à se rentrer dedans, pas vraiment un pogo car c’était nettement moins violent mais franchement rigolo. Et en fait tout le monde partout dans la salle faisait ça, sauter sur soi-même, les uns se rentrant dans les autres gentiment, mais un peu recroquevillés sur eux-mêmes par manque de place. Mais de notre côté, comme les filles avaient pris la peine de faire de la place et prévenir ceux qui n’aiment pas, on avait toutes la place qu’on voulait pour se projeter d’un côté à l’autre en tournoyant les bras en l’air…
Je ne saurais vous décrire la scène plus en détail, tout ce que je sais c’est que pour la première fois de ma vie j’ai eu la sensation d’assister réellement à la fête des idiots et Aho Matsuri a pris plus que jamais tout son sens. Un très bon moment. Essayez chez vous. lol
Puis Shouri no V-Rock, les serviettes volent à nouveau.
Puis vient le moment de Are you ready to ROCK ?, et encore une fois les demoiselles me proposent de le faire ensembles. Bien entendu, ni une ni deux, je les rejoins et les deux américaines demandent si elles peuvent se joindre à nous.
On s’est mises en cercle, se tenant chacune par les épaules, penchées en avant, prêtes au démarrage. La chanson commence, on chante toutes ensembles, le visage face aux autres. Je me dis que c’est bien la première fois que je suis à un concert de miyavi et que je lui tourne le dos ! Mais vu le sourire qu’il nous a décoché quand on a relevé la tête, il avait l’air bien plus heureux que vexé, hé hé.
Ce moment fût le meilleur headbang de ma vie, on était à 8 ; le Japon, les Etats-Unis et la France se tenant par les épaules et secouant la tête à se la décrocher. Vraiment un très grand moment de concert. D’ailleurs, j’ai eu l’impression que ça durait des heures tellement la chanson a duré longtemps et le lendemain fût douloureux. lol
Bref un concert comme on les aime, avec du miyavi en forme, une bonne setlist et beaucoup de complicité entres fans. Quand on s’éclate avec ses voisines, y’a pas à dire, c’est quand même 100x mieux que quand on se prend le chou.
Le temps de se remettre les idées en place, miyavi s’éclipse en coulisse avec les Kavki Boiz et nous les appelons pour le rappel.
Il revient, fait Subarashiki kana kono sekai – WHAT A WONDERFUL WORLD puis passe au micro pour le deuxième MC.
Je ne saurais vous dire si tout ce qu’il a raconté était au premier MC ou au deuxième, mais je peux tout de même vous faire un petit topo de ce qu’il a pu nous dire.
Il a commencé son MC comme à peu près chaque fois, en disant qu’il était enfin de retour après avoir parcouru le monde, que ça c’était super bien passé et qu’il était heureux.
Il a parlé de nouveau de son accueil dans les différents pays du monde, qu’il avait été ému de pouvoir aller à la rencontre des fans occidentaux qui l’attendaient depuis si longtemps.
Il se tourne de notre côté, nous montre moi et les deux Américaines en disant qu’il est aussi heureux de revoir des visages étrangers même au Japon.
Il demande aux Américaines d’où elles viennent, elles répondent Etats-Unis, puis il se tourne vers moi. « Et toi ? »
Mon côté blagueur a envie de lui dire que vu le temps et le fric que je passe sur lui, et comment je me suis cassé la minette pour son projet à l’Olympia il pourrait au moins se souvenir d’où je viens d’une fois à l’autre (il m’avait déjà demandé l’an dernier), mais évidemment je suis une couille molle et lui réponds simplement « de France ».
Il répond super enthousiaste « Ooooh, super ! La France ! », et tout le monde fait des « Oooh ! » et des « Aaaah ».
Puis il reprend d’un air rêveur, « Ahh, la France.. ».
Silence dans la salle.
On attend la suite.
Mais il n’y a pas eu de suite, dommage j’aurais bien voulu savoir la fin de la phrase moi.
Il repart sur autre chose, comme quoi les voyages d’un pays à l’autre avaient été durs car ils avaient tout fait en bus et que même si le bus était bien aménagé et large, au bout de quelques jours, ça sentait fort le fauve.
« Non mais vous savez, surtout après un concert, ça pue un homme ! Et je vais vous dire, le pire de nous tous, c’est Saro ! Il pue la transpiration, c’est une horreur ! Il nous a enfumé tout le voyage. Alors je fais un appel ce soir à toutes les Ko-Saro. Je vous en conjure, comme cadeau de fans, au lieu de lui acheter un nounours ou des gâteaux, offrez lui du Fébreze. »
Tout le monde explose de rire tandis que Saro par bouder gentiment vers Teddy derrière ses platines.
Il raconte ensuite que pendant les deux mois de tournée, il a parlé exclusivement en anglais, qu’il n’avait pas voulu utiliser le japonais car il avait quand même appris l’anglais exprès.
Puis il ajoute : « Alors j’étais content, j’ai vu que j’avais bien progressé, ça m’a fait plaisir de parler anglais. Le problème c’est que maintenant… Je fais des fautes de Japonais !! Ca m’est arrivé lors d’une interview et je suis trop passé pour un con ! Vous savez, quand j’étais à l’étranger, au moment où c’était le passage de Teddy, je le présentais au public en disant « My little brother, Teddy Loid !! ». Donc l’autre jour, j’étais dans une interview, et j’ai traduis littéralement little brother, et j’ai dit que c’était mon « chiisai otouto ».
(Explication rapide : En japonais il y’a déjà des expressions toute faites pour dire « grand frère », « petite sœur » etc., que vous avez sûrement déjà croisé en lisant des manga ou autre. Pour dire petit frère, il suffit donc juste de dire « otouto ». Chiisai veut lui aussi dire petit, mais dans le sens de la taille, le contraire de grand quoi. Donc pour dire que Teddy était son petit frère, il aurait dû dire Otouto tout seul, mais il avait tellement l’habitude de dire « little brother » en anglais, qu’il a rajouté chiisai, ce qui insinue en gros que Teddy est son petit frère court sur pattes…)
Evidemment, tout le monde explose de rire dans la salle.
« Non mais vous rigolez, mais moi j’avais honte hein ! Je suis passé pour quoi ? Un Japonais qui ne sait pas parler sa propre langue ! ».
Pendant qu’il nous raconte ses histoires, il s’accompagne en plaçant un ou deux accords entre deux phrases. Puis il semble tout à coup se faire mal, regarde son pouce et râle « Roh non, pas encore ! ».
Tout le monde le regarde l’air interrogateur, alors il explique « Non c’est quand je joue, je m’écaille le vernis à ongle. Ca fait moche hein ? (il montre sa main). Oh c’est comme l’autre jour, je vais à la manucure et… Oh puis non, je vous raconte pas, elle est nulle cette histoire. »
Tout le monde crie des « Heein ? » indignés.
Il ferme les yeux, nous ignorant totalement et improvise un petit solo de guitare, l’air indifférent. Au bout d’un moment il s’arrête, nous regarde l’air malicieux puis nous dit « Vous crevez d’envie de savoir mon histoire pourrie hein ? Avouez vous faites que d’y penser ! »
Tout le monde crie dans la salle des « Ouiiii, on veut savoir !!!! ».
Il rit, puis dit « Bon bon, d’accord, ok, je vous raconte. Alors en fait l’autre jour je suis allé faire ma manucure. Mes ongles étaient parfaits, du rouge, du noir, du jaune… Bien vernis, bien limés. Et puis après je vais en répète, après trois chansons à gratter sur ma guitare, j’avais le beau vernis de mes ongles en lambeaux et j’ai dû tout recommencer ! …Voilà. Fin de mon histoire. »
Silence perplexe dans la salle.
« Ben je vous avais dit qu’elle était nulle ! C’est vous qui avez voulu savoir ! è_é »
Il en a raconté encore et encore… Je vous dit, un de ces MC a duré presque une heure, mais je serais incapable de tout vous retranscrire. Je me souviens parfaitement de ces trois histoires car entre Saro qui pue, lui qui ne sait plus parler japonais et son histoire bidon de vernis à ongle, j’avais bien rigolé. Le reste est un peu plus flou. Evidemment il a reparlé de la naissance de la petite Senri et tout le monde a félicité Tyko. Il a aussi reparlé du live de Kyoto de l’an dernier qu’il avait particulièrement apprécié et qu’il aimait revenir ici.
Après tous ses blablas, il reprend… Je m’attendais à Sakihokoru hana no you ni, puisque c’est la dernière de la setlist, mais non !
Teddy, Saro et Hige-chang quittent la scène et laisse miyavi tout seul accompagné de la batterie.
Et là, il entame Coo Quack Cluck – Ku ku ru en ballade. Très très belle version, et en un temps record, la moitié de la salle pleure.
De toute façon, si j’ai remarqué une chose c’est que les fans japonais ont toujours la larme facile lorsqu’il chante une de ses anciennes chansons. Et moi, j’ai la larme facile tout court alors…
Après ce dernier moment d’émotions fortes, les Kavki Boiz réapparaissent pour Sakihokoru hana no you ni, et les dernières minutes de concert s’écoulent dans l’euphorie et la bonne humeur.
Après des merci et un dernier bisou à sa guitare, miyavi sort de scène et tout le monde reprends ses esprits. On va boire notre verre ensembles en reparlant de tel ou tel passage, d’autres personnes qui me reconnaissent d’une année à l’autre (décidément !) nous rejoigne et comme tout le monde fait aussi plus ou moins toutes les dates de la tournée, on se promet de se donner rendez vous à chaque fois en échangeant nos numéros de téléphone.
Comme avec le blablatage de miyavi, le concert s’est terminé plus d’une heure plus tard que prévue, encore une fois je ne peux pas faire le « demachi » avec elles et rentre vite à Osaka avant le dernier train.
Mais rendez vous dans deux jours, à Nagoya !