Live Report – 8 août 2008 à Nagoya

 

Voici donc un petit feedback du concert du concert ayant eu lieu à Nagoya. Pour l’occasion, j’avais pris sous mon aile un de mes meilleurs amis français qui séjournait à Nagoya, histoire de lui présenter un peu miyavi et lui montrer ce qu’il vaut sur scène.
Environ une heure avant l’ouverture des portes, on se rend devant la salle pour acheter deux trois produits dérivés à la boutique. Saitoh, le manager de miyavi vient y faire un tour et prend le temps de discuter avec les fans. Autant en Europe il passait entre les fans pour filmer, autant au Japon je ne l’ai pas vu une seule fois avec sa caméra mais très souvent en train de discuter avec les gens.

 

Arrivée l’heure de l’ouverture, il y’a vraiment le double de personne de d’habitude, les gens s’alignent le long du trottoir et tout le long d’un pont qui traverse la rue.
On appelle enfin mon numéro et je rentre.

 

Ô surprise, la salle est grande !
Enfin grande… tout est relatif, mais ce n’est pas une boîte à sardine comme les deux salles précédentes. Je dirais qu’il y’a bien pour 500/600 personnes.
En plus d’être à taille humaine, il y’a plusieurs barres installées au milieu de la salle, qui est agencée sur plusieurs hauteurs.
Elle est constituée en plusieurs grosses marches, qui font que même au fond comme on est en hauteur donc on doit voir correctement la scène, et à chaque marche, il y’a des barrières.
Ce qui empêchent donc les gens de derrières de ne pas tomber à chaque marche et aux gens de devant de ne pas avoir la pression de centaines de personnes qui poussent.
Pour résumer cette phrase en une phrase : elle était super.
Ca promettait un bon concert, vraiment.
Je me suis posée dans les premiers rangs, juste devant une barrière pour n’avoir personne derrière moi, pouvoir être devant sans personne qui vous écrase c’est vraiment le must et c’est RARE donc autant en profiter.

 

Le live commence, cette fois la scène est nettement plus large que d’habitude et contrairement à Kyoto il peut faire son entrée normalement en ombre chinoise.
Je ne vais pas me répéter indéfiniment sur la mise en scène et sur quelles chansons il a fait, c’est toujours pareil… Les live reports de cette tournée sont un peu comme les épisodes d’une série donc si vous n’avez pas lu les précédents, et bien je vous invite à les lire.
Ce que je peux vous dire c’est que l’ambiance était bonne, que miyavi et Saro avait nettement plus de liberté de mouvement donc ils étaient beaucoup plus chauds que les précédents live où ils pouvaient à peine bouger… il y’avait toutes les conditions pour que ce soit parfait… et pourtant Nagoya a été la soirée des gros plantages !
Mais c’était vraiment rigolo et finalement c’est ces plantages qui font que je me souviens de ce live le sourire aux lèvres.

 

Déjà au moment du passage entre Saro et miyavi ! Bon, je précise en passant que contrairement à tous les lives vu jusque là, ils n’ont pas fait How to love ? pour leur duo mais Yatoware no mi no blues et j’ai été vraiment ravie de pouvoir la voir en live, accompagnée par la performance de Saro, c’était un très beau moment et c’était sympa de varier un peu la setlist.
Avant d’entamer la chanson tous les deux, miyavi et Saro font leur habituel battle où miyavi affronte Saro et ses claquettes avec sa guitare.
Au fil de la tournée, ce show évolue et devient de plus en plus long. Saro amène d’autres percussions, du matériel qui déforme où ajoutent des effets aux sons qu’il produit etc.
Miyavi se creuse pour trouver des sons à faire avec sa guitare et Saro doit reproduire exactement le même son que la guitare… mais avec ses pieds.
Et au fur à mesure de la tournée, miyavi enchaîne des combinaisons de plus en plus difficiles, défi que Saro relève à chaque fois. Finalement, c’est impressionnant de voir qu’on peut obtenir des sons quasiment identiques entre des percussions et une guitare.
Evidemment, une majeure partie de ce show est répété et je suppose qu’ils ont dû mettre des heures à mettre ces défis au point… mais comme je le disais au fil des shows ce passage devient de plus en plus complet et avec de l’improvisation !
Je soupsonne miyavi de ne pas aimer perdre et d’avoir envie de prendre Saro au dépourvu. Et le voilà qu’à Nagoya il se défoule à coup de vibratos, sons saturés, improvisations rapides… et Saro qui se retrouve bien embêté devant sa planche en bois.
Et là, c’est devenu un peu n’importe quoi, car arrivé un moment il n’arrivait plus à trouver les pas et les bons réglages sonores pour reproduire le même son… Et au lieu d’abandonner il se tournait vers le public « attendez, je réessaie ! » ; il ressaie… ça n’a encore rien à voir.
Pour en rajouter une couche, miyavi refait le morceau avec un petit air fier.
Saro se trompe encore…Se tourne vers le public, joint les mains et s’incline « je me suis encore trompé, pardon ! ».
Les gens le huent gentiment.
Finalement il arrive à faire un truc qui ressemble assez, et il se tourne vers nous en soupirant, soulagé. Miyavi lui tend la main et ils se serrent une seconde l’un contre l’autre pour faire la paix et continuer le live.

 

A partir de Fukuoka, miyavi avait donc inséré deux ballades dans sa setlist. Une en première partie et une dans le rappel. Deux ballades qu’il changeait à chaque concert, donc pour la tournée japonaise la setlist était toujours un peu différente.
A Fukuoka il avait joué Aishiteru kara hajimeyou et une autre (je ne sais pas je n’y étais pas), pour Kyoto c’était I love you sae kikoenai et la version douce de Coo Quack Cluck et là, suspense, laquelle allait il nous faire ?

 

Il est seul sur scène, guitare en main, il a l’air grave et sérieux, il se concentre et met du temps avant de commencer.
Puis il lâche très franchement « J’ai le trac. ».
A vrai dire… ça se voit.
Il n’est pas à l’aise du tout.
« Ca fait longtemps que je ne l’ai pas faite ».
Il aurait peut être pas dû l’admettre car du coup tout le monde le regardait encore bien plus intensément, curieux de savoir ce qu’il allait nous chanter.
Il commence les premières notes… Boku wa shitteru !!
Tout le monde est content dans la salle, et y’a de quoi, cette chanson est magnifique et c’est très rare qu’il la fasse en concert il ne l’avait plus faite depuis les 5 days.
Seulement… Arrivé à la fin du premier couplet… Couac. « Rah, je me suis trompé. Bon je recommence. »
Quelques rires dans la salle, il recommence la chanson.
Il va à peine deux phrases plus loin, il se retrompe dans les paroles et blanc total. Il s’arrête.
Il se laisse tomber à genoux au sol « Raah. Je me sens seul là… ».
Les gens rient. 
Il comment à râler : « Non mais c’est cette chanson là, elle est bien trop longue !! ».
Beeen… oui mais c’est toi qui l’a écrite mon grand ! C’est pas de notre faute.
Il se relève mollement, l’âme en peine, les gens l’encouragent en lui criant des « Ganbatte !!! » (= fait de ton mieux). Il baisse la tête, se concentre. « Rah j’ai le traaac. Bon. Laissez moi vérifier. »  Il fait un pas vers les coulisses, vérifie ses paroles et se remet en place. « Bon allez je recommence ».
Et il reprend de là où il s’est arrêté.
Cette fois c’est la bonne, il a l’air bien lancé, mais… en fait non. Après quelques phrases, il cale une troisième fois. Cette fois tout le monde rigole franchement, même lui il finit par rire, complètement dépité de lui-même.
Il nous regarde « Bon alors c’était quoi la suite ? »
Le public rigole et personne ne lui répond.
Il prend un air vexé « Non mais même vous vous n’en savez rien ! è_é Vous êtes fans et vous connaissez même pas mes paroles !! ».
Tout le monde rit, lui aussi.
Bon qu’est-ce qu’on fait alors ? lol
Ce qu’il y’a de merveilleux avec miyavi c’est qu’il vient de massacrer une de ses plus belles chansons, il n’a aucune idée de ses paroles, plus personne n’est concentré car tout le monde rigole… mais il n’abandonne pas !
Il a repris la chanson, il a fait un peu n’importe quoi en coupant collant  des bouts de paroles à la suite sans queue ni tête histoire qu’elle dure quelques minutes et après nous avoir fait des bouts de paroles qui lui revenaient complètement décousu, fin de la chanson et applaudissement s’il vous plaît !
J’ai envie de dire que c’était encore plus chaotique que le freedom fighter de Cologne, car là on lui avait rien imposé c’est lui qui l’avait prévu et il s’y est repris à 4 fois pour finalement faire n’importe quoi avec tout le monde qui rigolait dans la salle alors qu’à la base c’est plutôt une chanson propice à l’émotion. Je pensais pas avoir un fou rire un jour en l’écoutant et je suppose que vous non plus.
Bref, magnifique plantage mais très bon souvenir.

 

Puis est venu le moment de son passage au micro. La première chose qu’il a dit, s’est « Ce que la scène est grande aujourd’hui !!! » avec un sourire jusqu’aux oreilles !
« J’ai toute la place que je veux ! », et il illustre ses propos en s’amusant à faire le tour de la scène en gambadant et en balançant les bras, l’air léger. Il nous regarde avec un grand sourire, et après avoir fait son tour de scène, au lieu de revenir au micro, il continue de gambader niaisement vers la droite… et disparaît en coulisse.
Tout le monde rigole.
Il revient, l’air mécontent.
« Non mais personne ne me retient ? »
Rires dans la salle.
« Je peux me casser de scène tout le monde s’en fout ?? Je vous signale que y’en a pas un qui a crié « miyavi, reste !!! Reviens !!!! »
Le public se réveille et les gens se mettent à crier « miyaviii, t’en va paaas !!! ».
Il croise les bras en boudant : « Non mais c’est trop tard, fallait le dire quand je m’en allais, maintenant je m’en fous. Tss tss. »
Rires.
Puis il annonce fièrement : « La dernière fois que je suis venu ici il y’a un an, je me suis évanoui sur scène ! ».
Tout le monde : ouiiiiii !!!
Il se moque de lui-même et de ses capacités à tomber dans les pommes pendant ses concerts.

 

Puis il arrête son blabla, et revient à son speech habituel en criant le traditionnel « TADAIMAAA !! » (Je suis rentré !!), et au public de lui crier en retour « OKAERIIIIII !! » (Bienvenue à la maison !).
Il enchaîne donc avec le récit de sa tournée mondiale, sa découverte du monde, ses expériences avec les fans étrangers.
Puis il regarde la salle : « D’ailleurs y’a vraiment beaucoup d’étrangers ce soir ! ».
Les quelques occidentaux que nous sommes crient.
Il prend le temps de demander à chaque étranger dans la salle d’où ils viennent, sauf à moi et aux deux américaines qui sont aussi dans la salle puisqu’il commence à nous connaître et qu’il nous a déjà posé la question deux jours plus tôt à Kyoto.
Il nous adresse quand même la parole à moi et mon ami pour vérifier d’où il vient et mon ami répond qu’il est français aussi.
Puis il remarque encore des fans étrangers tout au fond de la salle (bonjour l’œil de lynx) et leur demande à elles aussi d’où elles viennent.
Mais honnêtement… on entendait rien. Il leur fait répéter plusieurs fois, mais on n’entend toujours pas, alors les fans se font passer le nom du pays jusqu’au devant de la scène pour pouvoir le répéter à miyavi qui ne lâche pas le morceau et veut savoir d’où elles viennent.
Tout le monde lui crie « Estonie !!! »… mais il est manifestement dur d’oreille et comprend « Lithuanie ».
Il commence à faire « Oooh, la Lithuanie !!! » avec des yeux tout rond, et le lendemain lorsqu’il a écrit sur le blog toutes les nationalités présentes au concert… Il a écrit Lithuanie… pauvres estoniennes. Lol
Bah, tant que le cœur y est.

 

Puis il demande « Et y’a pas de Coréens dans la salle ?? ».
Silence.
Il est étonné « Ah bon, aucun Coréen ?? », puis il rigole « Heu oui, c’est vrai qu’en fait on est au Japon, y’a pas de raison que y’ai de Coréens mais bon… ». Et il nous a raconté une petite anecdote sur ses fans coréens qui avaient un accent rigolo quand ils lui parlaient en japonais et il s’est donc amusé à parler en japonais avec l’accent coréen.

 

Puis le concert a repris avec la setlist et le show habituel. Mais comme je vous écrit ces rapports plusieurs mois après (et je m’en excuse) et que j’en ai vu beaucoup en peu de temps (je finis par mélanger un peu), je n’ai plus aucune idée de quelle était la deuxième ballade qu’il a faite. Ce que je suis sure, c’est que celle là il ne l’a pas raté !
J’ai aussi des souvenirs très flous de ce qu’il a dit lors de son deuxième passage au MC mais il reprenait des anecdotes de sa tournée, et il me semble qu’il a raconté une nouvelle fois l’histoire des deux fans endormies sous la pluie qu’il a pris pour deux personnes mortes sur le trottoir (cf.
live report d’Osaka).

 

C’était encore un très bon concert, qui s’est très bien terminé.
Quand on est sorti, miyavi n’a pas failli à sa réputation de l’homme de la pluie… Il pleuvait des cordes. Je suis une mauvaise fan,  donc pas la foi de l’attendre par ce temps, donc j’ai couru jusqu’au métro pour rentrer à la gare prendre mon train.
Rendez vous à Sapporo.

 
     
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