Live Report 1

Voici enfin le premier rapport de concert de ce site ! Bon c’est un concert qui date de septembre 2006 mais je préfère les écrire dans l’ordre et de toute façon je n’ai pas eu (malheureusement) l’occasion de le voir en concert dernièrement alors…
J’ai eu la chance de voir 雅-miyavi- en concert pour la première lors du “25th Anniversary Performance・Tokyo Geijutsu Gekijou Hall 5days~Solo~”, soit les cinq jours de concert consécutifs à l’occasion de son anniversaire.
雅-miyavi- se donnait en concert du 14 au 18 septembre 2006 dans une salle située dans le quartier d’Ikebukuro à Tokyo.
Fraîchement débarquée au Japon le 13 septembre, après avoir emménagé dans mon nouvel appartement à Osaka, je prends la route dès le 16 septembre pour Tokyo. Une amie avait réussi à m’obtenir une place pour le concert du 17 septembre.
Je vais vous épargner les blablatages sur toute l’excitation à l’idée de le voir enfin en concert après tout ce temps pour en arriver à l’essentiel.
Je trouve rapidement la salle située à quelques pas de la gare. De toute façon, avec tous les fans déguisés en cosplay de 雅-miyavi- ce n’était pas tellement difficile à repérer.
Ce concert se déroulait dans une salle en places assises, rien ne servait donc d’arriver des heures à l’avance pour être tout devant, notre place  était déjà inscrite sur le billet. Mais n’arrivant pas à gérer mon excitation, j’ai fini par aller à la salle relativement tôt (vers 13h30, l’ouverture des portes étant prévue pour 17h).
Le temps passe relativement vite, les fans qui font des cosplays (dont certains sont vraiment très réussis !) se prennent en photo entre eux et l’ambiance est très sympa. Pour une raison que je ne saurais m’expliquer, certains cosplayers demandent à poser avec moi… Je suis pourtant venue dans mon plus simple apparat mais je dois admettre que les étrangers, bien qu’il y’en ait un ou deux, se font plutôt rares.
Une demi-heure avant le début du concert, comme prévu à 17h les portes s’ouvrent. On arrive dans un Hall où sont proposés plusieurs stands avec toutes sortes de goodies, Cds, DVD et magazines sur 雅-miyavi-. Comment pousser les fans à la banqueroute avant qu’ils entrent dans la salle…
Comme de toute façon les places sont numérotées, personne ne se précipite vraiment, les fans entrent tranquillement s’installer dans la salle où on sent l’excitation monter petit à petit.
La salle est divisée entre le bas et les balcons. La salle du bas est numérotée en rangée de A à Z (A étant tout devant et Z tout au fond) et les balcons de A à E.
Je suis dans la salle en bas, rangée O.
Je m’attendais à être plutôt au fond et ne pas voir grand chose mais je découvre avec surprise que ma place n’est pas si éloignée que ça. En plus comme le fond de la salle est un peu surélevée, de ma place je vois parfaitement la scène.
Je m’assois et attend que ces dernières minutes s’écoulent. Cette dernière demi-heure fût à la fois rapide et interminable. On ne sait pas si on excitée à l’idée de le voir où si on ne réalise pas du tout. Enfin moi j’étais entre les deux, personnellement.

On ne reprochera pas aux Japonais leur manque de ponctualité, à 17h30 pétantes, les lumières s’éteignent.
Le rideau rouge cachant la scène s’ouvre lentement découvrant une toile énorme. Là, la douce mélodie de « Aishiteru » kara Hajimeyou débute et sur la toile, défile lentement le texte « Individualizm » en blanc sur fond noir où 雅-miyavi- exprime avec philosophie sa vision de la vie.
Tout le monde lit ce texte en silence dont la profondeur semble toucher tout le monde : dans la salle l’émotion est palpable. Si vous avez acheté le DVD du concert, le texte apparaît aussi en transparence sur les images de l’arrivée de 雅-miyavi- à la salle de concert.
Je vous en ai fait une petite traduction :
Individualism.

Toute personne est seule.
Elle vient au monde,
puis elle meurt.

Et jusqu’à ce moment,
elle n’est qu’un seul corps.

Notre dépendance aux autres, nos faiblesses,
les aspects méprisables de notre personnalité,
On connaît tout de nous même.

Notre vie,
Et les choix que nous faisons,
N’appartiennent qu’à nous même.

Personne ne viendra vivre à notre place.

La vie est un voyage qu’on effectue seul.

Alors justement,
au milieu de tout ça,
Comment faire face à soi-même ?

Est-on seulement capable de s’aimer soi-même ?

Une personne qui ne peut s’aimer elle-même
Aura beau être aimé par une autre,
ne sera jamais heureuse.

Ne soyez pas effrayés par la solitude.
Sachez l’apprécier.

Et puis,

Aimez moi.
Car moi je vous aime.

Sur ces deux dernières phrases (qui je le précise au passage sont les paroles du refrain de Selfish Love, “Aishitekure, aishiteru kara”), le texte s’efface pour laisser place au caractère japonais de « miyavi » qui s’affiche sur la toile. La mélodie de Aishiteru Kara Hajimeyou s’achève, et derrière la toile, une lumière s’allume. Debout sur une plateforme, 雅-miyavi- apparaît guitare à la main et commence une intro dont il a le secret. Il s’arrête de temps en temps pour que les fans crient son nom.
Personnellement, je ne crie pas. Je ne sais pas… je ne peux pas. J’arrive déjà même pas à réaliser qu’il est là, sous mes yeux.
Si près et pourtant si loin. De plus, la toile est toujours baissée sur le devant de la scène, et il apparaît derrière donc on ne le voit pas encore nettement. Enfin bien assez pour être sur et certain que c’est lui mais ce voile qui le rend plus ou moins flou me donne l’impression que rien n’a changé, que je le vois toujours de derrière un écran.
Il entame Jikoai, jigajisan, jiishiki, kajou que je suppose vous connaissez plutôt comme étant l’intro du clip de Selfish Love.
Il me scie. Je le trouve vraiment impressionnant et regarde ses doigts défiler sur la guitare complètement hypnotisée.
Puis il commence alors les premières notes de Selfish Love.
Et là, sur la toile, la vidéo du clip de Selfish Love démarre. A ce moment là, l’album venait de sortir et personne ne connaissait encore ce clip. Cette mise en scène était, bon déjà inattendue, mais aussi très classe. Tous les fans découvraient le PV de Selfish Love, tout en voyant le vrai 雅-miyavi- la jouer en transparence derrière la toile.
Bon on ne sait plus trop où regarder du coup, le 雅-miyavi- sur la toile ou le 雅-miyavi- derrière la toile… Mais avoir le choix entre miyavi et miyavi est quoiqu’il en soi un choix heureux pour n’importe quel fan. lol
A la fin de la chanson, la toile se lève et enfin je peux le voir distinctement.
Raah, oui c’est bien lui.
Pas que je doutais avant mais…
Il descend de la plate-forme et nous fait un show d’excentricité dont il a le secret : il court d’un bout à l’autre de la salle, fait quelques pas de danses plus où moins esthétiques (lol) en s’accompagnant de sa guitare dont les notes fusent dans tous les sens.
La salle chauffe et les fans hurlent son nom.
Une chose que j’ai vite compris dans un concert japonais : les fans ne crient PAS pendant les chansons, ils écoutent. Mais dès les dernières notes terminées, tout le monde se lâche et hurle.
En France on crie en continu… Au début, lorsque j’ai entendu ce silence de plombs dans la salle j’ai été un peu déstabilisée, mais finalement je pense que c’est une belle marque de respect pour l’artiste. On l’écoute quand il chante (ce qui nous permet au passage de pouvoir entendre sa musique plutôt que les cris du voisin) et on témoigne son affection et son ardeur de fans entre les chansons.
Bon je ne vais pas vous décrire tout le concert dans les moindres petits détails, tout d’abord parce que c’était il y’a un an et demi et je ne me souviens pas de l’ordre de toutes les chansons puis aussi parce que ce concert est sorti en DVD donc depuis pas mal de gens ont dû le voir et je ne vais pas décrire ce qu’on voit déjà à l’écran, bien qu’il ne montre pas le concert en entier qui durait bien plus de deux heures.
Je vais toutefois vous parler des détails qui m’ont marqués lors de ce concert et de l’atmosphère, bien qu’ils ne soient pas forcément dans l’ordre chronologique, faute de mémoire.
Il a joué pour la plupart les chansons de Miyabiuta, plus quelques unes de MYV☆POPS. J’avoue, étant donné que je suis raide love de cette chanson, avoir attendu en vain Kimi ni negai wo. Je ne sais pas s’il l’avait joué les jours précédents mais en tous cas pas ce jour là, snif.
Le concert était entièrement acoustique et la plupart du temps il était seul sur scène. Parfois il en devenait presque « l’homme orchestre », assis devant une petite batterie, clochettes attachées au pied, guitare en main et même un harmonica à la bouche au moment de Kekkonshiki no uta. Et il faisait tout, tout seul. J’avoue qu’il m’a tué.
C’est un musicien absolument hallucinant, je n’avais pas tant l’impression d’être une fan devant son idole mais plutôt comme une enfant devant un magicien. Car vraiment, quand il joue de la musique, il est magique. On entre dans une autre dimension, on sent qu’il prend un plaisir démesuré dans ce qu’il fait et il nous embarque avec lui. Parfois quand on voit un artiste qu’on adule depuis des années pour la première fois en concert, on est un peu déçu. On a tellement de considération pour cette personne qu’on en attend peut être un peu trop.
Moi, personnellement, j’avais beau en attendre beaucoup de lui, il m’a donné bien plus que ce que j’avais imaginé pendant ce concert.
Je pense être une grande chanceuse d’avoir pu voir un spectacle d’une telle qualité car il s’était vraiment donné à fond.
Je pensais aller voir un simple concert acoustique et je me suis retrouvé devant une performance exceptionnelle. Et je crois rester assez objective en vous disant cela.
D’abord c’était très original.
Déjà visuellement, ne serait-ce qu’avec la toile pour son entrée et qui a aussi resservi pour une ou deux autres chansons par la suite.
Par exemple, quelque chose qui n’est pas sur le dvd, pour une chanson intitulée « I love you sae kikoenai » (qui, si je ne m’abuse, n’est jamais sortie en CDs et qu’il n’a joué que pour ce concert), il était simplement à genou sur le bord de la scène face à son public, et derrière lui, sur la toile baissée apparaissait encore une fois une vidéo de lui, seul en train de jouer de la guitare. Miyavi s’est mis à chanter cette chanson (une ballade) accompagné par la guitare préenregistré de la vidéo. Et pendant les refrains, le miyavi de l’écran se joignait et chantait avec lui mais en chantant sur une tonalité différente ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte (car je raconte très mal) mais l’effet rendait du tonnerre ! Et puis le travail de synchronisation, l’harmonie des différentes tonalités de la voix de 雅-miyavi-… La sensibilité de la chanson était rendue à son paroxysme.
J’avoue avoir été plutôt déçue quand je me suis rendue compte que ce passage n’apparaissait pas sur le dvd.
J’ai été étonnée aussi lorsqu’il a joué How to Love et que les percussions étaient effectuées par un danseur de claquettes.
Et sur le côté de la scène, juste à côté du public, un peintre peignait en rythme sur les chansons. Régulièrement je regardais où il en était dans ses toiles et remarquai qu’il peignait en fonction de ce que lui inspirait la chanson en cours, adaptant les couleurs à l’atmosphère de la chanson, où en y écrivant les paroles.
Je trouvais tout cela fabuleusement original, et je ne le savais pas encore mais j’avais sous les yeux ceux qui allaient devenir quelques mois plus tard les Kavki Boiz.
D’autres futurs Kavki Boiz étaient aussi présents comme par exemple Tyko pour Kimi ni Funky Monkey Vibration.
雅-miyavi- joue parfois avec eux, et parfois « contre » eux, s’affrontant chacun armé de son talent comme son battle avec des percussionnistes (passage visible sur le DVD) qui, vu en live, était vraiment prenant.

La mise en scène des apparitions étaient aussi soigneusement choisies, 雅-miyavi- joue seul avec lui-même en fond sur la toile, puis fait How to love avec le danseur de claquette, puis Kimi ni Funky Monkey Vibration avec le beat box, puis Please, Please, Please avec une joueuse de Djembé, ou encore Oretachi dake no Fighting song avec le batteur…
Et en deuxième partie de concert, tout ce beau monde est réuni sur scène pour faire des chansons tous ensembles comme lorsqu’il rejoue son solo de guitare Jikoai, jigajisan, jiishiki, kajou, appuyé par toute cette joyeuse troupe hétérogène et accompagnés d’effets de scène avec lui sur la toile bougeant au rythme des scratchs imposés par le DJ.
Tous ses styles si différents mais se mariant avec une telle harmonie… Je sais pas, sur le moment j’avais vraiment trouvé qu’il avait réussi un coup de maître sur ce concert. Car je ne m’attendais absolument pas à ça. Le mélange était tout simplement énorme.
Personnellement, je me suis vraiment émerveillée du début à la fin.
Le tout allant crescendo, après l’entracte les chansons jouées étaient de plus en plus vivantes. L’ambiance intimiste imposée par les lumières feutrées du début sont remplacées par des lumières assez vives qui éclairent aussi la salle et le public et 雅-miyavi- nous demandant de tous nous mettre debout, l’atmosphère prend tout de suite une dimension plus électrique.
Sinon 雅-miyavi-, fidèle à lui-même, est toujours très blagueur, parlait beaucoup entre les chansons et jouait beaucoup avec le public.
Parfois il n’y avait même pas besoin de mots.
Par exemple, lorsqu’on l’a vu entrer en scène avec son harmonica, tout le monde savait qu’il allait jouer Kekkonshiki no Uta puisque c’est la seule où il en utilise un.
Alors tout le monde applaudit et le murmure des « Aaah, kekkonshiki no uta ! » retentit dans les rangées de sièges.
Imperturbable, il se met alors à jouer quelque chose qui n’a strictement rien à voir. Désarçonné, plus personne ne dit rien dans la salle, finalement on ne sait plus trop ce qu’il va nous chanter.
Une nouvelle chanson ?
Tout le monde regarde la scène avec des yeux ronds, le regardant jouer cet air inconnu et au moment où plus personne ne semble savoir où il veut en venir, il se lâche d’un coup, comme s’il explosait pour entamer la mélodie de Kekkonshiki no Uta à toute berzingue en enflammant la salle !
Ce sont juste des petits détails mais, ce genre de détails jouent justement énormément sur l’ambiance d’un concert, enfiévrant 2000 personnes sur une simple note d’harmonica.
Sinon deux passages très marquants pour moi furent ceux de Are you ready to ROCK ? et Are you ready to LOVE ?.
Comme les connaisseurs le savent déjà, Are you ready to ROCK ? est très rapide et entraînante tandis que son remix Are you ready to LOVE ? est un peu plus douce.
Lors du concert, il a chanté Are you ready to ROCK ? en premier et je vous avoue que je l’attendais avec impatience aussi pour le voir se défouler sur scène et nous emporter avec lui.
Et là, contre toute attente, il la joue super soft !! Il allait crescendo, jouant de plus en plus fort et j’attendais toute crispée le moment où il allait enfin exploser pour la jouer à fond les ballons mais… jusqu’à la fin il est resté sur fil et s’est arrêté avant l’explosion !
Raah, mais pourquoi ??? J’étais extrêmement frustrée !!
Et voilà que quelques chansons plus tard, il se met à jouer Are you ready to LOVE ? mais à la façon d’Are you ready to ROCK ? soit folle, rythmée et explosive.
Et cette fois la salle a enfin décollé.
Je n’étais manifestement pas la seule à avoir été frustrée d’attendre en vain l’explosion pendant la précédente version !
Ce moment était vraiment magique.
Et avec sur scène : un DJ, un beat box, un batteur, un joueur de tambour traditionnel japonais, un joueur de claquette, une joueuse de Djembé, un peintre et un miyavi-…
On aurait pu croire à un joyeux bordel mais non, c’était juste excellentissime ! Ça fusait dans tous les sens, et dans la salle l’ambiance était survoltée, les degrés montant au rythme de la guitare.
On a chanté avec lui, puis il a terminé la chanson en poussant pas mal sur sa voix et je me suis dit qu’il avait énormément progressé en chant… Ça n’a vraiment plus rien à voir avec ses débuts.

Raah, je donnerai n’importe quoi pour revivre ce moment…

Le concert arrive dans sa partie finale avec We love you ~sekai wa kimi wo aishiteru~. Il nous demande à tous de nous prendre par la main, et là toutes les rangées de la salle ne font plus qu’un, chacun tenant la main de son voisin et les balançant au rythme de la chanson. C’était un moment très touchant… Même si, sans vouloir casser le côté magique et émouvant de ce moment par un détail terre à terre, se tenir les bras en l’air pendant 6 ou 7 minutes, ça fait extrêmement mal au bout d’un moment. XD.
Et voilà, fin de We love you dans l’amour et la bonne humeur, tout le monde est sur un nuage rose bonbon, heureux de vivre, on entendrait presque les oiseaux chanter où n’importe quel cliché du bonheur absolu de votre choix.
Mais là, les lumières de la salle s’éteignent complètement, laissant 雅-miyavi- visible seulement par un faible halo,tout sérieux et ne disant plus rien.
Tout le monde reste debout et on attend la suite.
Et là il entame un speech le plus sérieux du monde en commençant tout d’abord par nous remercier d’être venu. A l’époque j’étais au Japon depuis à peine trois jours et mon japonais était encore (très) bancal donc je n’ai pas compris 100% de ce qu’il a dit à ce moment là. Mais je sentais qu’il se passait quelque chose, les personnes à côté de moi commençaient à être très émus. Je vous avouerai que même sans avoir compris toute la profondeur de ce qu’il était en train de raconter à ce moment là, j’étais moi-même émue rien que par le son de sa voix, lol. Puis il a fait un récapitulatif assez émouvant du chemin qu’il a fait jusqu’à maintenant, de Dué le Quartz à ses débuts en solo, puis son passage en Major…
Puis il annonce d’un coup ce qui me tombe carrément sur la tête et que je n’avais pas envisagé une seconde : il part aux Etats-Unis.
Il ne dit pas quand ni pour combien de temps mais on comprend que c’est pour bientôt et pour un moment.
Je vous avoue avoir un peu vécu cette déclaration comme une horrible trahison (lol) : j’arrive vivre au Japon en me disant chouette, je vais pouvoir aller à tous ses concerts et profiter de son actualité sans souci ! Et à peine arrivée au Japon, il annonce qu’il s’en va !! Grr… (lol)
A cette annonce, les gens dans la salle se sont tous mis à pleurer.
Moi y compris.
Ça a l’air sûrement stupide comme ça, c’est vrai il n’y a pas mort d’homme, mais en live les émotions sont multipliées par mille. Et puis on ne savait pas combien de temps il allait partir, je n’étais pas sure qu’il reviendrait avant mon retour en France et d’avoir l’occasion de le revoir.
Et puis aussi la fin du concert qui se faisait sentir n’aidait pas, on est toujours un peu triste à la fin d’un concert, ça passe trop vite.
Bref je n’avais jamais vécu ça de ma vie, environs 90% des personnes dans la salle était effondrées en larmes et on entendait rien d’autre dans la salle que le bruit des sanglots. Je sais pas, c’était vraiment très fort.
Je peux vous assurer qu’il n’en menait pas large non plus cela dit. Il essayait toutefois de nous rassurer par des « Ne vous inquiétez pas, je reviendrai et puis je vous posterai mes nouvelles sur le blog… ».
Des fans en pleurs se sont mises à lui crier des mots d’encouragement, de se donner à fond aux USA, de faire attention à lui et que nous de toute façon on l’attendrait…
Et il leur répondait, ému.
On le sentait vraiment mis à nu, il était loin du miyavi excentrique qui joue les égocentriques sûr de lui. Il était simple, doux, sincère, proche de ses fans.
C’était à la fois beau et triste comme scène.
Et pour finir, maintenant que tout le monde pleure déjà comme des madeleines, il entame la dernière chanson : « Aishiteru » kara hajimeyou.
Cette chanson n’a pas des paroles bien tristes à la base mais sa douceur propice à l’émotion et aux larmes a eu le don de nous achever dans notre désespoir (lol) et tout le monde s’est mis à pleurer de plus belle.
J’avoue que je faisais partie du lot, et que c’était complètement surréaliste, je n’ai jamais vécu une telle fin de concert.
Il termine la chanson, mais prolonge la mélodie pour faire ses remerciements aux autres membres, au staff etc. Il pousse encore sur la voix et m’impressionne encore une fois, oui il a vraiment travaillé son chant.
Puis il continue de jouer, et lentement, la toile se remet à descendre sur la scène.
Au moment où elle est arrive à sa hauteur et commence à le recouvrir, tout le monde s’est mis à crier, lui demandant qu’il reste… Honnêtement cet instant m’a déchiré le cœur. Le voir disparaître derrière cette toile sur les notes de guitare, tout le monde effondré et les « miyavi, reste !! »… Pfiou
Puis les lumières se sont baissées, la salle plongée dans le noir on ne le voyait quasiment plus rien derrière la toile.
Mais il continuait à jouer, accompagné de tous les autres.
Et le texte d’Individualism a défilé encore une fois sous nos yeux.
Mais avec une fin différente :

Toute personne est seule.
Elle vient au monde,
puis elle meurt.

Et jusqu’à ce moment là,
elle n’est qu’un seul corps.

Notre dépendance aux autres, nos faiblesses,
les aspects méprisables de notre personnalité,
On connaît tout de nous même.

Notre vie,
Et les choix que nous faisons,
N’appartiennent qu’à nous même.

Personne ne viendra vivre à notre place.

La vie est un voyage qu’on effectue seul.

Cependant,
une personne est seule,
mais elle n’est pas esseulée.

A tout moment,
Nos yeux croisent
ceux de nombreuses autres personnes.

Nos parents, nos amis, nos amours, nos égaux,
On croise de nombreuses personnes, on marche à leurs côtés,
On a beaucoup de choses en commun, on partage, et tout en se soutenant mutuellement,
on vit.
Et dans tout ce mouvement, on s’aime soi, mais plus encore, on aime quelqu’un.

Alors, dans ce monde où on manque d’oublier les choses même les plus évidentes,

Avant d’être aimé,

Et si on commençait par « aimer ».
(Je précise que cette dernière phrase en Japonais est “« Aishiteru » kara hajimeyou”).

Puis son nom est apparu en gros sur l’écran, nous nous sommes retrouvés dans le noir total et il a arrêté de jouer.
Les rideaux se sont fermés définitivement sur la scène et les lumières se sont rallumées dévoilant un public complètement déprimé.
Mais honnêtement, je n’ai pas vu UNE SEULE personne qui ne pleurait pas, même les garçons présents dans la salle pleuraient.
C’était vraiment bizarre comme sentiment…Très étrange fin de concert.
Entre le bonheur suprême d’avoir eu la chance de voir un tel show et l’envie de se jeter dans une rivière. Lol
Non mais sérieusement, je ne trouverai jamais de mots assez convaincants pour retranscrire le sentiment et l’émotion de cette fin de concert.

Je vous avoue qu’un an et demi après, j’ai toujours du mal à écouter « Aishiteru » kara hajimeyou sans avoir les larmes aux yeux et le cœur serré…

 
     
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